Espace Généraliste 2

Revue de presse du 24 octobre 2008

jeudi 23 octobre 2008 par JOSEPH Didier

 Améli, Améli Oh, Améli, Améli Ah

à lire sur : http://www.i-med.fr/spip.php?article239

 Négociations Sécu-médecins : des "avancées" sur les dépassements d’honoraires

à lire sur : http://www.romandie.com/ats/news/08…

 Les dépenses d’assurance maladie du régime général en hausse de 3,9 % sur 12 mois à fin septembre

à lire sur : http://www.ameli.fr/fileadmin/user_…

 Info Stat’ : remboursement des soins de ville

à lire sur : http://www.msa.fr/front/id/msafr/S1…

 Démographie, activité et pratiques des masseurs-kinésithérapeutes libéraux en 2007

à lire sur : http://www.ameli.fr/fileadmin/user_…

 Sondage Viavoice réalisé pour le CISS et l’Expansion - octobre 2008.

à lire sur : http://www.annuaire-secu.com/pdf/Vi…

 Les primes d’assurance des hôpitaux vont flamber

à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/sante/4…

 Médecin : un numerus clausus selon les besoins

à lire et à écouter sur : http://www.france-info.com/spip.php…

 Médicaments génériques : un marché encore insuffisamment développé en France

à lire sur : http://www.mutualite.fr/actualites/…

 Les gynécologues médicales jugent leur spécialité "en grave danger"

à lire sur : http://www.vousnousils.fr/page.php?…

 Une étude de l’Irdes confirme le lien de causalité entre volume d’activité et qualité des soins, avec quelques nuances

à lire sur : http://www.apmnews.com/story.php?nu…

 Un drôle de monde …

à lire sur : http://bertrandbuchs.blog.lemonde.f…

 Réforme Bachelot : « La nouvelle organisation des soins ne pourra être que bénéfique »

à lire sur : http://www.liberation.fr/societe/01…

 Les dix points noirs des hôpitaux français

à lire sur : http://www.bakchich.info/article554…

 Un "bon" médecin généraliste. Réflexions

à lire sur : http://www.mediapart.fr/club/blog/m…

 Budget sécu 2009 : les parlementaires durcissent le projet du gouvernement

C. L B

Les députés membres de la commission des Affaires sociales de l´Assemblée nationale, présidée par Pierre Méhaignerie, ont adopté mardi dernier une série d´amendements au projet de loi de financement de la sécurité sociale (Plfss) 2009. Au grand dam du Premier ministre, qui a assuré hier qu´elle serait maintenue, ils ont voté la suppression de la prime de transport qui doit être acquittée par les chefs d´entreprise privés hors d´Ile de France pour leurs salariés. A suivre … car pour devenir effectifs avant de passer au Sénat, ces amendements doivent d´abord être discutés et votés en séance publique, et ce, dès la semaine prochaine. En voici les principaux, soutenus par les rapporteurs du Plfss, Yves Bur, Jean-Pierre Door et Denis Jacquat :

  • Rapport annuel par l´Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles, sur les comptes des organismes qui commercialisent des assurances complémentaires santé, remis au 15 septembre au Parlement et au gouvernement, puis rendu public
  • Inclusion des stock-options et des actions gratuites dans l´assiette du forfait social
  • Augmentation de la contribution au financement de la protection sociale, des revenus faisant partie des parachutes dorés (actuellement, les entreprises ne paient des cotisations sur ces indemnités qu´au-delà de 200 000 euros). Seront concernés, les retraites « chapeau » (au-delà du seuil légal), les indemnités de départ supérieures à 1 million d´euros, dès le premier euro. Les avantages résultants des stock-options et les attributions gratuites d´actions seront également mis à contribution par un forfait social de 2 %
  • Rédaction d´un rapport annuel au Parlement sur les négociations conventionnelles auxquelles participe l´Union nationale des organismes d´assurance maladie complémentaire (Unocam) et sur leur mise en œuvre
  • Réduction à 35 % de la prise en charge des cures thermales par l´assurance maladie obligatoire, la participation du patient passant à 65 % du tarif. S´il est effectivement pris en charge à moins de 50 %, signature obligatoire de l´Unocam obligatoire pour toute disposition touchant le thermalisme
  • Appréciation sur l´année n + 1 et non plus sur la seule année n, de l´impact financier des mesures de redressement prises pour assurer le respect de l´Objectif national des dépenses d´assurance maladie de l´année n
  • Avance d´un mois, de juin à mai, du rapport du comité d´alerte sur le respect de l´Objectif national d´évolution des dépenses d´assurance maladie (Ondam), pour que les caisses d´assurance maladie aient plus de temps pour faire des propositions de redressement et le gouvernement plus de temps pour les mettre en œuvre
  • Mise en place effective d´une contribution forfaitaire touchant les praticiens qui ne respecteraient pas l´obligation de télétransmettre les feuilles de soins et définition de cas de dérogation par les partenaires conventionnels
  • Désignation de la future Agence des systèmes d´information de santé partagés (Asip), prévue dans le cadre de la relance du Dossier médical partagé (DMP), comme structure responsable de l´élaboration et de la mise en œuvre d´un identifiant de santé spécifique
  • Extension de l´usage du dossier pharmaceutique aux hôpitaux et aux établissements médico-sociaux
  • Mise en place d´une procédure de pénalité financière au lieu d´une possibilité de baisse de prix, pour toute entreprise du médicament qui n´aurait pas réalisé, ou avec retard, les études pharmaco-épidémiologiques postérieures à l´autorisation de mise sur le marché, comme elles s´y sont engagées par convention auprès du Comité économique des produits de santé (Ceps)
  • Mise en place d´une procédure d´appel d´offre pour les médicaments génériques d´un même groupe, afin de révéler le prix « efficient » de ces médicaments, et, partant, de faire baisser les prix des molécules anciennes mais encore largement utilisées. Sélection des trois produits dont les prix sont les plus bas, et fixation de la base de remboursement par les autorités de régulation
  • Elargissement du répertoire des groupes génériques à des médicaments « qui répondent à la définition du médicament générique et qui, bien que n´ayant pas démontré de bioéquivalence avec la spécialité de référence, sont supposées offrir des caractéristiques identiques du point de vue de la sécurité et de l´efficacité »,
  • Inclusion des dispositifs médicaux implantables dans le dispositif d´encadrement des dépenses,
  • Avance à 2010 (au lieu de 2012) de la date à laquelle l´assurance maladie ne prendra plus en charge les factures présentées par l´hôpital au titre des spécialités pharmaceutiques facturées en sus des prestations d´hospitalisation, en l´absence du numéro personnel identifiant du médecin
  • D´ici 2012, remise d´un rapport annuel au Parlement dressant un bilan de l´avancement du processus de convergence des tarifs entre le secteur public et le secteur privé« afin que les parlementaires puissent notamment constater la réduction effective des écarts de tarifs »
  • Certification des comptes des établissements publics de santé par un commissaire aux comptes
  • Insertion d´une disposition tendant à garantir le financement des charges hospitalières, notamment les mesures salariales, induites par des décisions nationales intervenant en cours d´année
  • Information annuelle du Parlement sur l´évolution du principal poste du budget des établissements de santé, et notamment, les conditions d´application du compte épargne temps
  • Suppression de l´intégration des médicaments dans les forfaits de soins en établissements hospitaliers pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), pour éviter le « rationnement des soins à un choix de médicaments »
  • Facilitation de la dispensation des médicaments dans les Ehpad, en permettant à des pharmacies d´officine ayant passé un contrat, de la réaliser lorsque les établissements ne disposent pas d´une pharmacie à usage intérieur.

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 Diagnostic et solutions de crise par Martial Olivier-Koehret

Gaëlle Desgrées du Loû

« Initiative personnelle » de Martial Olivier-Koehret, « bridé par aucune considération professionnelle ou politique », l´ouvrage La Santé aux urgences est un cri d´alarme. Celui d´un médecin généraliste fier du « sacerdoce » qu´il exerce depuis vingt ans en Haute-Saône, celui aussi du président du syndicat MG-France, acteur de première ligne des Etats généraux de l´organisation de la santé (Egos) qui ont constitué « la matrice » de la loi Hôpital, santé, patients et territoires (Hpst) en préparation .

L´état des lieux est connu de ceux qui suivent de près la réflexion menée au sein de MG-France. Le système de santé souffre de la crise sans précédent de la démographie médicale. Le syndrome du « burn out » s´empare de près de la moitié des médecins en exercice, de plus en plus nombreux à quitter le métier. La médecine générale est délaissée par les jeunes étudiants alors que « la multiplication des spécialités et sous-spécialités médicales –plus lucratives- a nui à l´approche globale des patients de la médecine générale ». Le paiement à l´acte a ses travers pervers. Quant aux conditions de travail et de rémunération d´un généraliste en Ephad ou dans des postes salariés, beaucoup plus avantageuses qu´en cabinet libéral, elles favorisent l´hémorragie. « Serons-nous encore soignés demain ? », s´interroge sans ambages l´omnipraticien.

La philosophie du Dr Olivier-Koehret a de quoi séduire. Il propose une série de solutions « sans réclamer un euro de plus à la collectivité ». La priorité qu´il ne cesse de marteler consiste à « redéfinir la première ligne de soins », c´est-à-dire la médecine de premier recours. L´idée a fait son chemin et est inscrite dans le projet de loi Bachelot. Il appelle par ailleurs à prévoir une rémunération supplémentaire pour les médecins installés en zone isolée, à développer les maisons de santé pluridisciplinaires, à adjoindre au paiement à l´acte des rémunérations forfaitaires, à favoriser les coopérations, à repenser la formation des médecins généralistes, à transférer une partie des compétences de l´hôpital vers la médecine de ville. Autant de suggestions souvent reprises dans la réforme en cours. Dans le système de santé idéal du président de MG-France, toutes les prescriptions seraient enregistrées, accessibles et suivraient des protocoles précis, établis par les scientifiques, de façon à harmoniser les pratiques. En somme, pour celui que le milieu de la santé surnomme MOK, l´extrême liberté dont croit bénéficier la population ne lui est pas profitable et ne rime pas forcément avec qualité.

Au-delà de sa participation au débat politique, le livre de Martial Olivier-Koehret distille quelques sentences percutantes. Sur la relation médecin-malade : « Le premier sait tout tandis que le second n´a rien à dire et doit accepter son ordonnance ». Sur le décalage médecine générale et spécialités : « A la minute où il lève le bras, l´étudiant qui choisit la médecine générale perd au moins 50 % de ses futurs revenus et se condamne à travailler à 150 % sans la moindre considération ». Ou encore sur les 40 % de spécialistes qui refuseraient de soigner les allocataires de la Couverture maladie universelle : « De la part d´individus qui ont prêté le serment d´Hippocrate, je trouve ces méthodes tout simplement abjectes ».

La Santé aux urgences, Martial Olivier-Koehret, Bourin Editeur, 16 euros

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 Les usagers attendent des complémentaires qu´elles « fassent leur preuves »

Pamela Messi

Après s´être réjouit de l´adoption en conseil des ministres du projet de loi « Hôpital, patients, santé et territoires », le Collectif interassociatif sur la santé (Ciss) a tenu à faire part de ses inquiétudes concernant le financement du système de santé.

En effet, si le Ciss voit dans le texte de Roselyne Bachelot un projet de réforme « ambitieux bien qu´incomplet et contesté », proposant « les bases d´une rupture potentielle avec les blocages identifiés qui ont trop longtemps empêché l´évolution nécessaire de notre système de santé », il regrette le « manque de clarté du gouvernement en ce qui concerne l´évolution des modes de prise en charge des frais de santé ». Les Français redoutent « très majoritairement la disparition de l´ultime socle du pacte social de 1945 » : un accès équitable à la santé, assure l´association d´usagers, avec, à l´appui, un sondage Via Voice – le Ciss – L´Expansion réalisé en septembre dernier*.

Il en ressort que 68 % des Français s´estiment mal informés sur les réformes souhaitées par le gouvernement pour financer l´assurance maladie et que 78 % pensent que l´on se dirige vers un système de santé « qui risque d´exclure de plus en plus de Français ».

Mais surtout, précise le Ciss, 75 % des sondés sont convaincus que l´Etat devrait prendre toutes les mesures nécessaires « pour que la sécurité sociale rembourse le plus possible les dépenses de santé des Français », tandis que seule la moitié des Français environ considère qu´un recours plus fréquent aux complémentaires santé permettra d´améliorer l´accès aux soins et la qualité de ces derniers. Conclusion du Ciss : le transfert de charge vers les complémentaires – solution visiblement privilégiée par le gouvernement – « ne pourra être accepté que s´il est accompagné d´engagements forts et effectifs pour assurer l´accès de l´ensemble des Français à des contrats de qualité ».

*Etude quantitative sur la perception des Français, réalisé par téléphone du 24 au 29 septembre auprès de 1 013 personnes majeures.

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 Les cures thermales pourraient être moins bien remboursées

à lire sur : http://www.lepoint.fr/actualites-so…

 Réforme Santé : l’hôpital contraint à la charité

à lire sur : http://www.humanite.fr/Reforme-Bach…

 Système de santé : « On sort du 19e siècle pour entrer dans le 21e »

à lire sur : http://www.20minutes.fr/article/266…

 Mme Bachelot : "Je veux préserver l’hôpital de proximité"

à lire sur : http://www.lemonde.fr/archives/arti…

 Médecine et lien social

à lire sur : http://www.ladepeche.fr/article/200…

 Médecins en région rurale : « Jusqu’où ira la surenchère ? »

Les élus de Nicolet-Yamaska interpellent directement le Premier ministre

à lire sur : http://www.lecourriersud.com/articl…

 Médecins : des malades qui s’ignorent

Paris, le jeudi 23 octobre 2008 –

Le proverbe est connu et beaucoup n’ignorent pas qu’il s’applique parfaitement bien aux professions médicales : les cordonniers s’avèrent souvent les plus mal chaussés. Cependant, plutôt que de s’en tenir à cette maxime générale, le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) s’est intéressé de plus près à cette question du « médecin malade » et y a consacré un long rapport, récemment publié et commenté dans le dernier numéro du Bulletin de l’Ordre. Les observations de ce travail sont à de nombreux égards édifiantes.

Seul maître de sa santé ! Les chiffres qui y sont rapportés (à partir des différentes études menées sur le sujet notamment par les Unions régionales des médecins libéraux) sont d’abord tout à fait intéressants. On apprend ainsi en premier lieu que 90 % des praticiens n’ont pas de médecin traitant. S’ils étaient plus nombreux à avoir choisi un médecin référent, ces élus se sentiraient cependant bien impuissants, puisque la plupart des praticiens « ne consultent jamais et quand c’est nécessaire préfèrent recourir à l’automédication », peut-on lire dans le Bulletin ordinal. Ceci est particulièrement vrai face à la souffrance psychologique qui est loin d’épargner les médecins. Ainsi, 47 % des médecins libéraux paraissent présenter des symptômes de « burn out », tandis que 53 % se sentent menacés par ce syndrome et 31 % évoquent le besoin d’un soutien psychologique. Face à cette détresse, les praticiens ne sont cependant pas plus tentés d’aller consulter un confrère : lorsqu’ils suivent un traitement psychotrope, ils sont 86 % à se l’auto prescrire !

Déni et contestation Puisqu’ils choisissent de se soigner eux-mêmes, les médecins se soignent-ils bien ? Les observations de l’Ordre laissent malheureusement augurer le contraire. D’abord, ils n’écoutent aucun des conseils de prévention qu’ils sont pourtant les premiers à connaître (et à diffuser !). « Le médecin a une autre spécificité : il récuse tout examen de prévention Y compris lorsqu’il est salarié. Malgré la pression des employeurs au niveau hospitalier et au niveau des entreprises, les médecins trouvent toujours une solution pour ne pas répondre aux convocations » souligne l’Ordre. Même le simple geste préventif élémentaire de la vaccination est loin d’être un réflexe chez les praticiens « même contre des pathologies aussi importantes que le tétanos, l’hépatite virale et éventuellement la grippe » déplore encore le rapport ! Au-delà de l’aspect préventif, le médecin tarde très souvent à s’auto-diagnostiquer : « le caractère principal du médecin malade est que plus qu’un malade habituel, il refuse la réalité de ses symptômes et d’emblée minimise son ressenti. Lorsque la pathologie s’impose réellement, le déni reste encore effectif et c’est l’entourage familial ou confraternel qui le plus souvent intervient bien trop tardivement », analyse l’Ordre. Et lorsque sonne l’heure de cette impérative prise en charge, le médecin est un malade résolument difficile. Avec euphémisme, le rapport souligne : « Les médecins hospitalisés ne sont pas les plus faciles à prendre en charge : s’il était une comparaison à faire, le médecin et l’enseignant sont probablement les deux malades les plus difficiles au niveau d’un secteur hospitalier ».

Les jeunes et les étrangers Fort de ces constatations, l’Ordre dégage quatre conclusions essentielles : d’une part le médecin apparaît incapable de « gérer sa propre couverture sociale et sa propre prise en charge de prévoyance ». Le rapport insiste également sur le fait que « la solitude, la pudeur et l’esprit d’indépendance » du praticien nuit à son bon accès aux soins. Il souligne encore que « la confraternité » est en la matière une « utopie », en raison du poids de « l’isolement, de la concurrence, la jalousie, le mal de vivre, le stress, la déception professionnelle ». Enfin, il met en évidence l’impact du « manque d’humilité face à son propre état de santé et la « cécité professionnelle » quant à sa prise en charge ». Par ailleurs, le rapport pointe plusieurs situations qui méritent une attention particulière. Il évoque ainsi le cas « des décompensations psychiques dans le parcours du médecin » et observe que chez les carabins, « ce n’est qu’à la fin des études, au moment où le jeune interne va faire des remplacements, que son mal être va se repérer, les médecins généralistes feront le diagnostic d’une phobie de contact, d’une difficulté de communication ». Le fait qu’il n’existe qu’une seule visite médicale obligatoire (à la qualité par ailleurs inégale) pendant le parcours de l’étudiant est à cet égard dénoncé. De même, l’Ordre signale la fragilité accrue des médecins étrangers qui « connaissent mal leurs droits et leurs devoirs » et qui peuvent présenter un défaut de prise en charge plus important encore.

Scandale L’Ordre se montre déterminé à agir pour améliorer cette situation. Il n’hésite pas à évoquer la nécessité de limiter l’auto prescription et estime que tel le « pilote », le médecin devrait être soumis à des visites médicales fréquentes. Dans cette perspective, il observe avec une grande admiration l’exemple catalan. Depuis 1998, a en effet été mis en place dans cette région espagnole le Programme d’aide intégrale pour le médecin malade (PAIIMM) qui a notamment pour « but d’assister les médecins qui présentent des problèmes psychiques et/ou des comportements de dépendance ». En France, les consciences s’éveillent comme en témoigne l’ouverture prévue en 2010 de la première structure en addictologie réservée aux professionnels de santé à Besançon. Les addictions (qui commencent souvent pendant les études) ne sont en effet pas rares chez les médecins. Ces derniers méconnaissent définitivement la formule de Montaigne, qui assurait comme le rappelle l’Ordre que la « maladie du médecin est un scandale » !

A.H.

http://www.jim.fr/en_direct/pro_soc…

 Réforme - Bachelot veut redonner la santé aux hôpitaux

à lire sur : http://www.francesoir.fr/enquete/20…

 Budget de la Sécu : les parachutes dorés dans le collimateur

à lire sur : http://tempsreel.nouvelobs.com/actu…

 Innovante mais atypique, la Case de santé en danger à Toulouse

à lire sur : http://www.ash.tm.fr/front/infos.ph…

 « Je vous ai compris » ? Pas sûr…

La ministre de la Santé a-t-elle convaincu ses consoeurs et confrères en s’adressant à eux lors du 61e Congrès des pharmaciens de France ?

Ouvrant son discours sur des accents quasi gaulliens pour expliquer qu’elle avait « compris » les craintes de la profession sur le contentieux communautaire ou la commission Attali, Roselyne Bachelot a réitéré sa détermination à défendre - notamment sur le front européen - le modèle français de distribution pharmaceutique et à contrer, « de manière proactive », les attaques dont la pharmacie fait encore l’objet. Citant, comme meilleur moyen de défense de l’officine, « l’accès devant le comptoir de certains médicaments, dans des conditions bien défi nies », ou encore l’évolution du métier vers une offre de nouveaux services et une plus grande implication dans la prévention, le parcours de soins, l’accompagnement thérapeutique…

Certes, Roselyne Bachelot s’est voulue rassurante, en confortant les trois piliers de la pharmacie et ouverte aux propositions (financières ?) de la profession, en déclarant que le partage des compétences et le premier recours au pharmacien pourraient être valorisés lors du débat parlementaire autour du projet de loi « Hôpital, patients, santé, territoires ». Des avancées ont, par ailleurs, été proposées sur le médicament vétérinaire et sur le renouvellement de la pilule, tandis que le décret relatif à la convention type prévu dans le PLFSS 2007 pour la préparation des doses à administrer pour les EHPAD devrait enfin voir le jour.

C’est sur le terrain des chiffres que profession et ministère doivent au préalable s’entendre.

Des points d’achoppement subsistent pourtant, et non des moindres. Si l’éducation thérapeutique a été à l’honneur au congrès, « la ministre n’a pas dit un mot sur la formation pharmaceutique continue », regrette Thierry Barthelmé (UTIP). A la méfiance des officinaux sur l’intégration des médicaments dans les forfaits de soins des EHPAD (prévue dans le PLFSS 2009), la ministre a répondu « opportunité », tout en laissant entendre d’ailleurs que ces forfaits n’étaient peut-être pas une fatalité. Mais surtout, Roselyne Bachelot s’est montrée inflexible sur la contribution des officinaux aux économies. Pas sûr que, sur ce point précis, la ministre ait bien mesuré le sentiment d’incompréhension des pharmaciens face - pour reprendre les propos de Philippe Gaertner (FSPF) ?- à « l’acharnement développé contre une profession qui a toujours respecté ses engagements et toujours participé à la maîtrise des dépenses de santé » et dont l’équilibre économique a été mis à mal depuis un an. « Les portes sont fermées », a résumé Yves Trouillet (APR). C’est en tout cas sur le terrain des chiffres que profession et ministère doivent au préalable « se remettre d’accord afin de parvenir à un maintien de la marge » et faire en sorte que « l’économie nous permette d’assurer les nouvelles missions », a conclu le président de la Fédération. Faute de quoi, il y aurait casus belli, prévient-il…

Dominique MAGNIEN.

http://www.impactmedecine.fr/index….

 Alzheimer : le nombre des malades pris en charge par la Sécu progresse

à lire sur : http://www.lesechos.fr/depeches/med…

 Une bonne mais bien tardive nouvelle !

à lire sur : http://www.formindep.org/spip.php?a…

 Fronde des médecins de Dordogne

à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/sante/4…

 Les députés veulent renforcer les économies sur les médicaments

à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/france/…

 Gérard Miaut élu président de la conférence nationale des directeurs d’Ehpad

à lire sur : http://www.apmnews.com/story.php?nu…

 Firefox et téléservices de l’assurance maladie

à lire sur : http://www.i-med.fr/spip.php?article238


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