Espace Généraliste 2

Revue de presse du 16 octobre 2008

mercredi 15 octobre 2008 par JOSEPH Didier

 Le vibrant plaidoyer de l’OMS pour la médecine générale

Dans son rapport annuel sur la santé dans le monde 2008, l’Organisation mondiale de la santé préconise un retour aux soins de santé primaires.

Pour lutter contre les inégalités criantes dans le monde en matière de résultats sanitaires, d’accès aux soins et de coût de la santé, il faut redonner une place centrale à la médecine générale. C’est ni plus ni moins ce que recommande l’Organisation mondiale de la santé dans son rapport annuel 2008 : « les soins de santé primaires, maintenant plus que jamais ». Il y a trente ans, la conférence d’Alma-Ata avait déjà abouti à cette conclusion. « Considérés à la lumière des tendances actuelles, les soins de santé primaires font de plus en plus figures de moyen avisé de remettre le développement sanitaire sur les rails » a assuré mardi le Dr Margaret Chan, directeur général de l’OMS, en présentant le rapport lors d’une conférence au Kazakhstan.

En effet, dans la plupart des pays en développement, les soins sont souvent dispensés selon un modèle qui se concentre sur les maladies, sur les technologies de pointe et sur les soins spécialisés. « La santé est considérée comme le résultat d’interventions biomédicales et le pouvoir de la prévention est largement ignoré » regrette l’OMS. Or ce sont justement ces systèmes de santé qui ignorent le premier recours qui accroissent les inégalités. « La comparaison entre des pays ayant le même niveau de développement montre que ceux dont les soins de santé sont organisés selon les principes des soins de santé primaires assurent un niveau sanitaire plus élevé pour le même investissement » note encore l’OMS. Lorsque des spécialistes accomplissent des tâches qui conviendrait mieux à des généralistes, des médecins de familles ou quelque fois du personnel infirmier, la santé est perdante : « cela contribue à l’inefficacité, limite l’accès et prive les patients des possibilités de recevoir des soins complets ». Lorsque la santé est laissée de manière disproportionnée aux mains des spécialistes, toute une série de mesures protectrices et préventives tend à se perdre.

L’OMS estime qu’un meilleur recours aux mesures préventives existantes via les médecins généralistes permettrait de réduire la charge mondiale de morbidité de 70%. Lorsque les soins primaires sont à la base d’un système de santé, les populations sont mieux prises en charge et le coût de la santé est inférieur. On fait alors moins d’investigations et de procédures superflues, les hospitalisations deviennent moins fréquentes et plus courtes. Les coûts globaux sont moins élevés pour les pays et l’exclusion des patients les plus fragiles socialement tend à diminuer. On ne saurait lire meilleur plaidoyer pour la médecine générale.

Véronique Hunsinger

http://infos.blog.legeneraliste.fr/…

 Les médecins libéraux ne veulent pas faire de l’aménagement du territoire

à lire sur : http://www.guidedesdemarches.com/IN…

 L’Unof veut sauver la médecine générale libérale

La branche généraliste de la CSMF vient de changer son logo, symbole de sa lutte pour défendre la médecine générale libérale. « La médecine générale libérale est en danger. Nous sommes les seuls défendre cette spécialité dans son exercice libéral ». Selon le Dr Michel Combier, président de l’Unof, les attaques contre l’exercice libéral viennent de toute part. Le leader de la branche généraliste accuse notamment MG-France d’être complice de ces actions. Il n’a pas en effet apprécié la proposition de ce syndicat d’instaurer une amende non déductible pour les médecins en zones surdotées, qui refuseraient de signer le contrat de solidarité interprofessionnel. « Ce contrat issu des Egos a plombé la liberté d’installation. En défendant la liberté d’installation des vieux, je défends celle des jeunes », martèle-t-il. L’Unof entend aussi soutenir la rémunération à l’acte, qui permet à elle seule « d’évaluer et rémunérer la charge du travail ». Le syndicat demande instamment aux médecins généralistes de réclamer leur qualification de spécialiste auprès de l’Ordre. « Il deviendra impossible au gouvernement et aux caisses de ne pas accorder le niveau d’honoraires correspondant », conclut-il.

L.T.

http://www.impactmedecine.fr/medeci…

 Démographie médicale - Les jeunes médecins inquiets

à lire sur : http://www.staffsante.fr/contenus/a…

 En parcourant la presse professionnelle

1°/ Chirurgiens méfiants.

Les syndicats spécifiques des chirurgiens craignent que les centrales syndicales n’aillent à leur habitude signer tout et n’importe quoi.

Et qu’ils ne se retrouvent de fait avec un secteur 2 très encadré, un secteur optionnel ridicule, un secteur 1 moribond.

Ils n’ont pas tort …..

2°/ Sans surprise.

Comme prévu, comme déjà écrit, la loi HPST est repoussée et ne pourra être finalisée avant le début de l’année prochaine.

Là aussi, gesticulations et coups de menton doivent céder devant la réalité. Ce qui induit une démarrage en 2010 au plus tôt, et la fin du chantier pour 2012 au mieux.

3°/ Egalement sans surprise.

Abandon de la FMC (formation médicale continue) obligatoire avec crédits et compteurs à points intégré.

Officiellement il s’agit de simplifier le dispositif, notamment en regroupant les conseils en un seul par profession.

On peut penser que les questions du "qui paye ?" et du "combien ?" dans la fameuse trilogie (avec le "pour obtenir quoi ?") sont beaucoup plus trivialement à la base de cette capitulation en rase campagne. Qui suit toutes celles qui se sont succédées depuis … 1995.

Que les faits sont têtus …..

http://www.le-toubib-est-generalist…

 Pas de revalorisation pour les médecins sans contrepartie

La Tribune - 15 octobre 2008

Si le projet de loi "Hôpital, patients, santé et territoires" qui sera présenté en Conseil des ministres le 22 octobre tentera de lutter contre les déserts médicaux en liant le nombre de postes offerts aux étudiants en médecine aux besoins des régions, le texte ne reviendra pas sur la liberté d’installation des médecins aux dires du ministère de la Santé, relève La Tribune. Le quotidien souligne par ailleurs la volonté du gouvernement d’utiliser le levier de hausse de la consultation du généraliste de 22 à 23 euros afin de faire pression sur les médecins à ce sujet. Le ministère de la Santé estime que l’assurance-maladie ne pourra ainsi "pas revaloriser les honoraires sans des mesures opérationnelles", imposant par exemple aux médecins d’exercer une part de leur activité en zone "sous-dense", explique le journal qui précise que le projet de loi bénéficiera de la "procédure d’urgence", afin d’être promulgué "avant la fin de l’année".

http://www.univadis.fr/medical_and_…

 Les médecins, l’une des cibles privilégiées de Taser France

à lire sur : http://www.lemonde.fr/archives/arti…

 Les chirurgiens en grève rejettent le futur secteur optionnel

C. L B

Engagés dans un mouvement de grève des soins non urgents depuis lundi dernier, les chirurgiens de l´Union des chirurgiens de France (Ucdf), du Snco (chirurgiens orthopédistes) et Sncv (chirurgiens viscéraux) et les anesthésistes de l´Association des anesthésiologistes libéraux (AAA) ont fait le point ce mercredi matin, « à mi chemin de la semaine de grève » qui serait selon eux « très suivie », même s´« il y a peu de perturbations dans les blocs » du fait des permanences organisées. Le mouvement aura avant tout servi, expliquait Philippe Cuq, le président de l´Ucdf, à « dialoguer avec les patients et alerter les pouvoirs publics sur la crise de notre profession ». La grève avait été décidée lors de la manifestation du 4 octobre dernier, où 1 400 chirurgiens de plusieurs chapelles syndicales avaient répondu à l´appel de l´Ucdf pour critiquer la mise en place du futur secteur optionnel, qui menacerait le secteur 2 tout en ne « répondant pas à la problématique de la chirurgie ».

Les chirurgiens en grève veulent faire passer deux messages : d´une part, que les soins aux patients doivent être mieux remboursés, selon leur valeur réelle. « Les tarifs de la sécurité sociale sont bloqués depuis vingt ans, et les complémentaires remboursent peu ou mal les compléments d´honoraires que nous demandons aux patients », précisait le Dr Cuq. « Les pouvoirs publics doivent prendre conscience qu´il faut un meilleur remboursement pour les patients ». Deuxième message : les négociations en cours sur un futur secteur optionnel « sont à côté de la plaque ». L´Ucdf conteste le fait que ce nouveau secteur ne serait accessible qu´aux médecins du secteur 2, pour une partie seulement de leurs actes, avec un plafonnement des dépassements à hauteur de 50 % du prix de l´acte, remboursés par les mutuelles sur des critères de qualité.

« Les chirurgiens ne sont pas représentés comme il le faudrait par les syndicats qui négocient actuellement avec les caisses d´assurance maladie et les organismes de protection complémentaire », argumentait le Dr Cuq, en désignant implicitement la Confédération des syndicats médicaux français (Csmf) et le Syndicat des médecins libéraux (SML), tout en saluant la présence dans la salle des Drs Régi et Hamon, respectivement présidents de la FMF et de la FMF-G. La centrale du Dr Régi a en effet refusé de signer, en juillet dernier, le rapport d´étape des négociations conventionnelles, où les parties s´engageaient à trouver une solution pour le secteur optionnel d´ici la fin de l´année.

Au travers d´un contrat d´exercice libéral, les chirurgiens et les anesthésistes en grève veulent, au contraire, atteindre le coût réel des actes tenant compte des possibilités de prise en compte de la sécurité sociale et des mutuelles, ont-ils expliqué en substance. Alors que le secteur optionnel est considéré comme « un leurre ». En effet, « ce n´est rien d´autre qu´un secteur 1 déguisé, il ne correspond pas au vrai coût de la chirurgie ».

« Les complémentaires ne remplissent pas leur rôle dans le remboursement des soins. Nous avons des propositions à faire, il faut que les pouvoirs publics, les caisses, et les mutuelles nous écoutent », ajoutait le Dr Cuq. A l´entendre, l´idée du déconventionnement « commence à prendre corps parmi les chirurgiens et les anesthésistes ». « L´hypothèse n´est plus irréaliste », confirmait la présidente de l´AAL, le Dr Marie-Pascale Quirin. Pour l´heure, les troupes de l´Ucdf et de l´AAL se contentent de suivre la consigne syndicale et d´interroger leurs Cpam par écrit sur les conditions d´un déconventionnement.

http://www.egora.fr/commun/script/w…

 L´Unof sort les armes pour le maintien de la médecine libérale

G.D.L

Le Dr Michel Combier, président de l´Union nationale des omnipraticiens français (Unof –Csmf), est déterminé à défendre la « belle valeur » de la médecine libérale et s´estime désormais à la tête du « seul syndicat à défendre la spécialité de médecine générale dans son exercice libéral ». Symbole de l´intensification de la lutte, le logo de l´organisation, qui se présente aujourd´hui comme « le syndicat des spécialistes libéraux en médecine générale », vient de changer.

Car, selon Michel Combier, les attaques contre l´exercice libéral viennent de toute part. Celui-ci serait « en danger », particulièrement menacé par une étatisation du système de santé introduite par la loi Hôpital, santé, patients et territoires. Sont notamment mis en cause le futur schéma d´organisation des soins ambulatoires régi par l´Agence régionale de santé qui risque de mettre fin à la liberté d´installation, la permanence des soins « dans les mains de l´ARS » et la création de contrats individuels, « véritable conventionnement individuel ». Le leader de la branche généraliste de la Confédération des syndicats médicaux français (Csmf) fustige également la « complicité de certains », en nommant sans détour le syndicat MG-France. Il n´a pas apprécié que le syndicat de généralistes propose lors des dernières négociations conventionnelles de mettre en place une amende non déductible pour les médecins des zones sur-dotées qui refuseraient de signer le « contrat de solidarité », contrat qui doit inciter à aller exercer ponctuellement dans les zones sous-médicalisées à proximité. « Il ne faut pas faire un plan anti vieux pour préserver les jeunes ! En défendant la liberté d´exercer des vieux, je défends la liberté d´installation des jeunes », déclarait Michel Combier, mercredi devant la presse médicale.

Le chef de file de l´Unof veut revenir aux fondamentaux de la médecine libérale. Si une rémunération complémentaire forfaitaire peut être envisagée pour les tâches transversales, elle « ne doit pas entraîner une diminution du périmètre du paiement à l´acte qui permet d´évaluer et de rémunérer la charge de travail ». La rémunération à l´acte, fait-il valoir, permet au système français de ne pas fonctionner avec des files d´attente, d´avoir une « productivité » importante et de maintenir le libre choix du médecin par le patient.

Dernier sujet de courroux et pas des moindres : le C à 23 euros. « Nous l´avons signé en 2007 avec l´avenant n°23 et nous considérons que les conditions de sa signature sont largement acquises. La spécialité médecine générale mérite le C à 23 euros et d´autant plus que le nombre d´actes baisse. Sinon 2008 sera non seulement une année blanche mais une année de recul », souligne Michel Combier. Il s´oppose farouchement à toute notion de « troc », qu´il assimile à un « attrape-couillons ». Ainsi, hors de question pour l´Unof, qui rejoint la position des ses collègues spécialistes de l´Umespe (Union nationale des médecins spécialistes confédérés) de pénaliser les spécialités de biologie et de radiologie avec des baisses de tarif « en échange de l´augmentation ultérieure et conditionnelle du C ». Il s´agit d´une « manœuvre diabolique et scandaleuse du gouvernement », dénonce le syndicat.

L´Unof demande enfin à tous les médecins généralistes qui n´ont pas encore effectué la démarche de réclamer leur qualification de spécialiste auprès du Conseil de l´Ordre. Il sera en effet « impossible » au gouvernement et à l´assurance maladie de ne pas accorder le niveau d´honoraires correspondant, assure-t-il.

http://www.egora.fr/commun/script/w…

 Secteur optionnel : la FMF spécialistes précise ses positions

Après le report des négociations conventionnelles et avant le prochain rendez-vous fixé au 23 octobre, la branche spécialiste de la Fédération des médecins de France (Fmsf) a tenu à rappeler , dans un communiqué, ses positions sur le secteur optionnel. Un tel secteur ne pourrait voir le jour « qu´à certaines conditions », estime la Fmsf, qui défend le « concept de secteur unique d´exercice ».

Le secteur optionnel devrait d´abord être « attractif » pour les praticiens exerçant en secteur 2 conventionnel, sans signer pour autant « l´arrêt de mort du secteur 2 ». La FMF souhaite également qu´il soit ouvert à toutes les spécialités médicochirurgicales et qu´il n´occulte pas la « valorisation de l´acte chirurgical ».

La Fmsf réclame donc une revalorisation des spécialités de plateau technique (chirurgie, anesthésie et gynéco-obstétrique) « selon le schéma du contrat d´exercice chirurgical » proposé par l´Union des chirurgiens de France (Ucdf) ainsi que la mise en place de la Ccam clinique « afin que les spécialités cliniques actuellement en souffrance puissent sortir de cette situation dramatique ».

http://www.egora.fr/commun/script/w…

 Le budget de la Sécu 2009 présenté hier en Conseil des ministres

C. L B

La crise économique et l´élaboration du plan d´urgence européen sous la houlette de la France ont bouleversé le calendrier médico-social. C´est en effet hier, lundi, à l´occasion d´un conseil des ministres exceptionnel, que le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2009 (Plfss) a été présenté par les ministres du Budget et des Comptes publics, de la Santé et du Travail, alors qu´il ne devait l´être que demain mercredi. Par ailleurs, la présentation en conseil des ministres du projet de loi Hôpital, santé, patients et territoires (Hpst), par Roselyne Bachelot, a été pour sa part, reporté au 22 octobre prochain.

Selon Eric Woerth, le ministre du Budget, le Plfss 2009 « construit dans un contexte économique difficile », poursuit l´effort de redressement structurel de nos finances sociales, en vue d´un retour à l´équilibre en 2012 » (mais en 2011 pour la branche maladie, devait-il préciser par ailleurs). Initialement prévu à - 15 milliards d´euros sans mesures de correction, le déficit serait ramené à - 8,6 milliards d´euros par le projet de loi, et ce, « en dépit d´une progression moins forte de la masse salariale ».

L´effort de redressement qualifié d´ « équilibré » par Eric Woerth, soulignant qu´il ne pénalisait « ni les ménages, ni l´activité économique », repose sur des économies de dépenses de plus de 3 milliards d´euros dont 1,1 milliard au titre des frais financiers (reprise d´une partie de la dette par l´Etat) et 2,2 milliards sur la branche maladie. Il prévoit également des transferts de financement au sein de la protection sociale (1,7 milliards). Enfin, de nouvelles recettes abondent le budget pour un montant de 1,4 milliard d´euros, dont 1 milliard issu de la nouvelle taxe sur les organismes de protection complémentaire santé. Pour le ministre, « le redressement de l´assurance maladie sera poursuivi avec un objectif de progression des dépenses (Ondam) maîtrisé de 3,3 % (…) qui s´appuie sur un renforcement de la maîtrise médicalisée (…) pour limiter la progression des soins de ville et de l´hôpital à + 3,1 % ». Un « effort important » étant par ailleurs consenti pour les personnes âgées et handicapées, qui bénéficient d´un objectif de dépenses en progression de + 6,3 %.

Ce Plfss - qui a été majoritairement repoussé la semaine dernière par le conseil de la Caisse nationale d´assurance maladie considérant que les hypothèses économiques qui le sous-tendait étaient irréalistes - a par ailleurs été jugé « en grave décalage avec la situation économique » par le Parti socialiste. Pour le PS, l´hypothèse d´une progression de + 3,5 % de la masse salariale ne « tient pas ». « Il y a à la fois surestimation des recettes et sous estimation du déficit, comme l´a déjà pointé la Cour des comptes lors des exercices précédents », expliquent dans un communiqué commun, Pascal Terrasse et Claude Pigement, respectivement secrétaire et responsable national à la Santé. Le texte, poursuivent-ils « confirme les franchises médicales et la taxation des mutuelles qui aura des conséquences inéluctables sur les assurés sociaux ». Critiquant pour conclure, le fait que ce budget de la Sécu aggrave la dette sociale « qui dépassera dans quelques mois les 100 milliards d´euros » et sera à la charge des générations futures, les deux responsables « relèvent l´incohérence » de la démarche gouvernementale. Celle-ci consiste en effet, selon eux, à présenter en premier le Plfss au Parlement, « avant la loi Hôpital, patients, santé, territoires, censée structurer le système de santé ».

http://www.egora.fr/commun/script/w…

 Médecins du monde s´inquiète pour les « oubliés de la politique de santé »

Pamela Messi

Comme chaque année, l´ONG Médecins du monde (MDM) a présenté mardi son rapport sur l´accès aux soins des plus démunis. L´association s´est inquiétée des répercussions de la politique gouvernementale de lutte contre la fraude sur les populations précaires. « Pour nos dirigeants, le problème n´est pas que 13,2 % de la population française vivent sous le seuil de pauvreté, mais qu´il puisse y avoir une petite minorité de fraudeurs parmi eux qui feraient semblant de n´avoir pas de ressources pour obtenir, qui un RMI [revenu minimum d´insertion], qui une CMU [couverture maladie universelle] », regrette MDM. 

Cette année, l´association a accueilli 24 000 patients (dont 16 500 nouveaux). 99,7 % d´entre eux vivent sous le seuil de pauvreté. Plus de la moitié vivent d´ailleurs à la rue ou dans un logement précaire. Pourtant, déplore MDM, « 80 % d´entre eux n´ont aucune couverture maladie, alors qu´ils y ont droit ».

Les patients reçus en consultation par Médecins du monde souffrent souvent de pathologies sérieuses : près de la moitié nécessiteraient un suivi médical d´au moins six mois (hypertension artérielle, diabète…) et près d´un quart des consultations concernent des pathologies potentiellement graves, comme le cancer. Sans compter les troubles psychologiques ou psychiatriques, diagnostiqués à l´occasion de 13 % des consultations.

89 % des patients de MDM sont étrangers, dont seuls 28 % disposent d´un titre de séjour. Or, s´insurge Médecins du monde, « on assiste aujourd´hui à une vraie épidémie de refus de renouvellement des titres de séjour pour raison médicale, à des placements en rétention, voire à des expulsions de malades ».

Enfin, MDM a une nouvelle fois montré du doigt les permanences d´accès aux soins de santé (Pass), créées à partir de 1998 dans les hôpitaux pour les plus démunis et dont le fonctionnement reste encore trop hétérogène. Alors qu´elles ont le devoir de recevoir tous les patients, près de la moitié des Pass refuseraient de recevoir les patients qui n´ont pas de droit à une couverture maladie. Il arriverait même que les soins soient différés en l´attente de l´ouverture des droits, ce qui peut conduire à des retards ou à des non recours aux soins.

Conclusion de Médecins du monde : pour tous ces « oubliés de la politique de santé », les dispositifs d´accès aux soins « deviennent au fil du temps de plus en plus inaccessibles ».

http://www.egora.fr/commun/script/w…

 Evaluation des pratiques : les Unions régionales dénoncent la « stratégie » gouvernementale

La présentation du projet de loi Hôpital, santé, patients et territoires (Hpst) qui devait initialement avoir lieu en Conseil des ministres mercredi 15 octobre a été reportée au 22 octobre. Une situation qui risque de retarder une fois de plus la date d´une prochaine réunion du groupe contact EPP (Evaluation des pratiques professionnelles). La dernière réunion du 8 octobre avait en effet été annulée, en raison notamment de l´attente des dispositions de la loi Hpst. Ces dispositions, expliquait la Haute autorité de santé (HAS), « vont vraisemblablement apporter des modifications sensibles à la mise en œuvre de la politique de qualité des pratiques ainsi qu´au dispositif support ».

La conférence des présidents de l´Union régionale des médecins libéraux (Urml) n´apprécie pas ces « annulations successives » et rappelle que la mise en place de l´ensemble du dispositif de l´EPP s´est faite dans le cadre de la concertation au niveau du groupe contact. Pour la CNP, la situation découle en fait de « la volonté du gouvernement de mettre en panne l´EPP depuis plus de six mois ». Les Unions régionales y voient « une stratégie du gouvernement, via la HAS, de s´approprier la gestion totale et autonome du dispositif » et craignent que ce choix ne confirme « l´évolution vers une étatisation de la médecine libérale ».

Les présidents d´Urml exigent dès lors des explications urgentes du gouvernement et s´inquiètent du possible « casus belli » avec la profession, si les EPP déjà réalisées n´étaient finalement pas reconnues par l´Etat. Ils demandent à la HAS de réunir d´urgence l´ensemble des parties.

http://www.egora.fr/commun/script/w…

 L´industrie du médicament signe pour l´embauche de 400 personnes handicapées

Le Leem (Les entreprises du médicament) vient de signer un accord avec l´ensemble des partenaires sociaux (Cfdt, Cftc, FO, CGT, CFE-CGC, Snpadvm) en faveur de l´insertion et du maintien dans l´emploi des personnes atteintes d´un handicap. Près de 400 personnes concernées seront insérées dans les entreprises du secteur dans les cinq ans à venir. Afin d´accompagner les entreprises dans ces engagements, grâce notamment à la mutualisation des moyens et des ressources, une « mission emploi personnes handicapées » est créée. « L´intégration voulue de personnes atteintes d´un handicap doit trouver sa place dans un redéploiement au travers des fonctions nouvelles, d´un renouvellement démographique important dans les années à venir et d´un effort spécifique », précise le Leem dans un communiqué.

http://www.egora.fr/commun/script/w…

 L’OMS dénonce l’état des soins dans le monde

à lire sur : http://www.lexpress.fr/actualite/sc…

 Les personnes âgées consomment trop de somnifères

à lire sur : http://sante.nouvelobs.com/Site/Act…

 En cas d’échec en PCEM1

à lire sur : http://www.letudiant.fr/etudes/fac/…

 La Chine dévoile les principes de la réforme de son système de santé

à lire sur : http://afp.google.com/article/ALeqM…

 Tarifs médicaux : la transparence marque des points

à lire sur : http://fr.news.yahoo.com/8/20081014…

 Dépendance : syndicats et associations refusent de voter le budget de la CNSA

à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/france/…

 Une nouvelle plaquette sur les savoir-faire français en matière de santé et de protection sociale

15/10/08 - Le GIP SPSI va diffuser au réseau diplomatique français un dépliant qu’il a élaboré sur le savoir-faire de la France en matière sanitaire et sociale. Il s’agit d’une initiative conjointe du GIP et du ministère des affaires étrangères. Destinée en particulier aux pays de la zone de solidarité prioritaire (ZSP) et aux pays bénéficiaires de l’aide publique au développement, la plaquette vise à promouvoir les compétences des membres et partenaires du GIP SPSI et l’expertise française dans le champ santé-protection sociale reconnue au niveau international. Plusieurs thèmes sont traités : la gouvernance et la régulation, l’organisation du système de soins, l’assurance retraite et la dépendance, la politique familiale, l’assurance maladie, le recouvrement et le financement, lesTIC, l’action sociale et la formation. Cette plaquette est disponible en français, en anglais et en espagnol.

> La plaquette de 6 pages :

http://www.gipspsi.org/GIP_FR/conte…

trouvé sur : http://www.annuaire-secu.com/html/n…

 CPS et conflits entre web-services

La CPS, carte de professionnel de santé, est-elle utilisable par les médecins en dehors de la signature des FSE (Feuilles de Soins Électroniques) ?

En théorie, la carte à puce combine les avantages. L’authentification est de très haut niveau car c’est le certificat électronique gravé dans le microprocesseur de la carte qui est utilisé. Son authenticité est automatiquement géré par une IGC (Infrastructure de Gestion des Clés Publiques) qui garanti que la carte est valide. L’usager n’a plus à se servir d’un peu fiable login/mot de passe facilement piratable par un tiers non autorisé.

lire la suite sur : http://www.i-med.fr/spip.php?article232

MNU

 Cyclamed revient

Si la redistribution humanitaire s’arrête définitivement au 31 décembre 2008, la mission de collecte est désormais une obligation professionnelle. Après deux ans d’absence, Cyclamed était à nouveau présent au 61e Congrès des pharmaciens en tant que partenaire officiel. L’occasion de rappeler les grandes lignes et les évolutions de ce dispositif. Tous les acteurs de la chaîne du médicament (LEEM, CNOP, syndicats officinaux…) restent mobilisés mais, désormais la société civile (associations de patients) s’associe au dispositif.

Quoi de neuf côté MNU ? Si la redistribution humanitaire s’arrête définitivement au 31décembre 2008 au profit d’une incinération et d’une valorisation à des fins énergétiques (11 990 tonnes en 2007 utilisés à l’éclairage et le chauffage de logements, et 6 111 tonnes au 1er semestre 2008), la mission de collecte jusque-là effectuée volontairement est désormais une obligation professionnelle.

Pour mémoire, la collecte concerne : les boîtes de médicaments entamées ou pleines, les médicaments périmés, et les médicaments non périmés. Sont exclus du dispositif : les médicaments vétérinaires, les produits de parapharmacie, les DASRI, les produits chimiques dont l’élimination est à la charge du pharmacien auprès d’un prestataire habilité, les radiographies.

Patrick Guetta

http://www.impactmedecine.fr/index….

 Les Français ne sont pas assez vaccinés

à lire sur : http://actualite.aol.fr/les-francai…

 Le nouveau plan maladies rares sera prêt avant la fin de 2009 selon Bachelot

à lire sur : http://actualite.aol.fr/le-nouveau-…

 Le généraliste face aux soins palliatifs

Malgré l’existence de structures de soins palliatifs (SP) beaucoup de patients « en fin de vie » sont pris en charge en dehors de ces structures, notamment par le médecin généraliste (MG).

Une enquêté, menée au Royaume-Uni a cherché à préciser auprès de praticiens, d’universitaires et de représentants de « consommateurs » de soins quelles étaient les attentes en matière se soins palliatifs et les préoccupations des médecins généralistes face à cet aspect de leur mission.

Soixante-quatorze pour cent des personnes pressenties ont accepté de participer à cette enquête (210/285). Il est apparu tout d’abord que le concept de « fin de vie » était large puisqu’il pouvait aussi bien représenter les derniers jours que la dernière année de vie. Pour les praticiens la principale difficulté est d’ailleurs de ne pas pouvoir toujours émettre un pronostic en l’absence d’outils adéquats pour le faire en particulier en cas de maladie chronique non maligne. Par ailleurs, chaque MG ne prend en charge qu’un petit nombre de patients en stade terminal, ce qui rend difficile le maintien d’une compétence réelle d’autant plus que les possibilités de formation sont souvent limitées. De plus ces soins palliatifs sont délivrés au détriment d’une activité médicale plus motivante.

Tout ceci souligne la nécessité de définir un modèle de prise en charge des patients en fin de vie qui puisse s’intégrer dans la pratique du généraliste. Une clarification de la notion de « fin de vie » s’impose, en même temps qu’il faut préciser « les bonnes pratiques » en matière de soins palliatifs. Il apparaît également indispensable de fournir la formation adéquate ainsi que les ressources nécessaires à la délivrance de ce type de soins.

Dr Georges Dubois

Shipman C et coll. : Improving generalist end of life care : national consultation with practitioners, commissioners, academics, and service user groups. BMJ 2008 ;337:a1720, doi : 10.1136/bmj.a1720 (publié le 1 octobre 2008).

http://www.jim.fr/medecin/11_med_ge…

 Big Pharma veut éliminer Therapeutics Initiative, groupe canadien pour l’EBM et un usage raisonnable du médicament

à lire sur : http://pharmacritique.20minutes-blo…

 Roche maintient le prix de l’antirétroviral Fuzeon : "nous faisons de l’argent ; sauver des vies n’est pas notre problème"

à lire sur : http://pharmacritique.20minutes-blo…

 OFCE : la taxation des malades est inefficace et inégalitaire. Il faut revaloriser la médecine générale et revoir la façon de prescrire

à lire sur : http://pharmacritique.20minutes-blo…

 Mortalité maternelle : trop d’inégalités en France

à lire sur : http://www.destinationsante.com/Mor…

 Vaccin contre la grippe : ce qui change

à lire sur : http://www.macommune.info/actualite…

 Réforme de la première année de médecine - Très peu d’universités réfléchissent à la mise en application

à lire sur : http://www.staffsante.fr/contenus/a…

 Rapport de l’IGAS sur le LMD infirmier : le mépris ?

à lire sur : http://www.infirmiers.com/actu/deta…

 La sécu offre-t-elle aux médecins l’arme absolue pour vous fliquer ?

à lire sur : http://www.lepost.fr/article/2008/1…

 Dépassements d’honoraires selon le syndicat Sud : pour 120 euros, t’as un oeil

à lire sur : http://www.libetoulouse.fr/2007/200…

 Soins de santé au Canada Inégalités criantes

à lire sur : http://sante.canoe.com/channel_heal…

 Avenir des petits hôpitaux

à lire sur : http://www.infirmiers.com/actu/deta…

 Un cas exemplaire

Une superbe démonstration grandeur nature pour nos décideurs, gestionnaires et autres organisateurs supposés du système à bout de souffle.

Tout y est :

  • le médecin importé de l’étranger
  • la fermeture six mois plus tard
  • les raisons de la fermeture : meilleures conditions ailleurs, travail du conjoint
  • les ratios : d’un côté la vision passéiste du 1 pour 1000, de l’autre la réalité qui s’impose, alors que nous allons vers le 1 pour 2000 et même sans doute plus bas …
  • les politiques locaux qui refusent de comprendre

Peut on espérer que cela servira de leçon et fera entrer un peu de réalité dans le monde virtuel de nos gestionnaires nationaux ?

On peut craindre que non.

Ils s’obstinent à penser que la contrainte pourra fonctionner, alors que l’évitement est déjà possible, la preuve, et sera de plus en plus facile à mettre en oeuvre.

Ils s’accrochent à leur Foke / Yaka, dans des gesticulations dérisoires, des mesures inadaptées et inopérantes.

Lire ici : http://www.larep.com/temps_forts_28…

Pays de Logique et de Raison Pure.

http://www.le-toubib-est-generalist…

 L’Ordre contre l’étatisation de l’offre de soins

à lire sur : http://www.odmreunion.net/2008-info…


Accueil du site | Contact | Plan du site | | Statistiques | visites : 7732

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Infos-Actualités  Suivre la vie du site Revue de Presse   ?    |    Les sites syndiqués OPML   ?

Site réalisé avec SPIP 2.0.6 + AHUNTSIC

Version Ipod

Creative Commons License