Espace Généraliste 2

Revue de presse du 08 Juillet 2008

lundi 7 juillet 2008 par JOSEPH Didier

 « Il manque 1 milliard d’euros au plan d’économies de la Caisse nationale d’assurance-maladie »

à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/france/…

 Assurances complémentaires : quel rôle dans le système de soins ?

La mise en place du parcours de soin depuis 2005 fait évoluer le rôle des acteurs de l’assurance santé complémentaire. Instauration des franchises médicales, individualisation de l’offre, partage des compétences entre régimes obligatoire et complémentaire… Face à ces évolutions, quel rôle veulent jouer les assurances complémentaires ? Jean-Pierre Davant, président de la Mutualité française, a répondu à vos questions le 26 septembre. Retrouvez ici le script complet du chat

à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/chats/3…

 Le 24 juin, Brigitte est morte : "ce n’est pas mon problème"

Par Armelle Vincent | Journaliste | 07/07/2008 |

Aux Etats-Unis, mon amie, atteinte d’un cancer, était mourante. Son assurance, française, l’a laissée tomber.

à lire sur : http://www.rue89.com/california-dre…

 Saisine de la commission de recours amiable de la CPAM du Tarn

à lire sur : http://www.amedref.org/Saisine-de-l…

 Budget : l’inquiétude gagne Eric Woerth et François Fillon

à lire sur : http://www.lemonde.fr/archives/arti…

 Les mutuelles santé entrent en fusion

« Harmonie Mutualité » va en regrouper neuf à partir de sa base Ouest : Vendée, Anjou, Atlantique… D’autres fusions vont suivre.

à lire sur : http://www.ouest-france.fr/Les-mutu…

MEDECINES ALTERNATIVES. —Acupuncture, osthéopathie… Certaines complémentaires santé remboursent les médecines douces, poussées par des clients qui cherchent une alternative aux médicaments

 Des mutuelles aux petits soins :

Priska Ducoeurjoly

à lire sur : http://www.sudouest.com/070708/une….

 Dr Chassang : « Pas question d´un plan d´économies sur la médecine de ville »

À quelques jours de la reprise des négociations conventionnelles, le président de la Confédération des syndicats médicaux français confie son inquiétude.

PANORAMA DU MEDECIN du 7 juillet 2008

C. L.B.

PANORAMA DU MÉDECIN : La reprise des négociations conventionnelles est repoussée au 10 juillet. Comment réagissez-vous à cet énième report ?

DR MICHEL CHASSANG : Ce nouveau report n´est finalement qu´un épi phénomène par rapport aux coups de canif donnés au contrat conventionnel par la loi de financement de la Sécurité sociale 2008, les retards subis dans l´application des mesures adoptées et l´inertie conventionnelle.

PANORAMA DU MÉDECIN : Le conseil de la Cnam a désavoué le directeur national lorsqu´il a proposé au gouvernement, dans le cadre de son plan d´économies, de revoir la manière dont les médicaments des malades en ALD sont pris en charge par la protection obligatoire. Qu´avez-vous pensé de cette passe d´armes ?

DR M.C. : Ceci démontre à quel point il est difficile de réformer dans ce pays et que les corporatismes ne sont pas forcément là où on le croit. Le pro blème, c´est que ce ballon d´essai lancé par le directeur de l´Uncam dont on peut difficilement imaginer qu´il n´ait pas eu l´aval de son gouvernement a laissé penser qu´on allait dérembourser [pour l´instant en partie et demain en totalité] certaines ALD. Or, il faut les ré former en profondeur. L´idée du rapport Briet-Fragonard de découpler de l´ALD le remboursement et les avantages qui y sont liés, en l´assortissant d´un bouclier sanitaire qui plafonne le reste à charge selon les revenus, est une piste qui nous semble inté ressante à creuser.

PANORAMA DU MÉDECIN : Comment envisagez-vous la prochaine loi de financement de la Sécurité sociale ?

DR M.C. : Ce que nous redoutons est clair : même si le seuil de déclenchement du comité d´alerte n´a pas été franchi, le gouvernement a déjà demandé au directeur de l´Uncam (lire zoom) de lui faire des propositions de régulation. Or, il s´agit tout de même d´un plan d´économies majeur, même sans toucher aux ALD ! Nous avons dit très clairement que nous ne tolérerons pas que ce plan de régulation concerne la médecine de ville, car elle est largement dans les clous. Nous sommes très inquiets et vigilants.

PANORAMA DU MÉDECIN : Où en sont les discussions autour du secteur optionnel ?

DR M.C. : Toutes les rencontres que j´ai eues avec l´assurance maladie obligatoire ou complémentaire laissent entre voir que nous n´avons jamais été aussi près d´une négociation à trois partenaires : assurance maladie, organismes de protection complémentaire et syndicats médicaux. Nous ne voulons pas entendre parler d´une régulation autoritaire du secteur 2 et nous ne ferons pas l´économie de négociations, mais pas à n´importe quel prix. Tout ceci doit rester optionnel, pas obligatoire.

PANORAMA DU MÉDECIN : Qu´attendez-vous de la présidence française de l´Union européenne ?

DR M.C. : Nous avons six mois pour faire entendre notre voix dans le domaine de la santé, notamment en ce qui concerne les problèmes de démographie, de transfert de tâches et coopération interprofessionnelle, les problèmes liés à l´entrée de capitaux privés dans l´outil de travail, dans les sociétés d´exercice libéral (SEL), sans oublier les problèmes de santé publique et les interrogations liées aux systèmes de santé eux-même. Même si l´organisation des systèmes relève de la compétence des États, il y a une tendance, en Europe, à l´étatisation des systèmes de santé et je compte sur le président de la République pour réaffirmer, à l´occasion de cette présidence, ce qu´il m´a dit lorsque je l´ai rencontré : pas question pour lui d´aller vers un système de santé plus étatisé ou plus libéral. Ce n´est pas le moment de rejoindre, ou de copier, ce qui ne marche pas ailleurs. ?

ZOOM

La Cnam propose un nouveau plan de retour à l´équilibre

Le directeur de la Cnam a représenté à son conseil un nouveau plan d´équilibre pour 2009, amputé du chapitre ALD. D´un montant de 3 milliards d´euros environ, ce plan (renforcement de la maîtrise médicalisée, baisse de prix de certains médicaments, contrats individuels de bonne pratique ciblés sur la prescription, mesures de régulation démographique et mesures ci blant l´hôpital notamment), a été salué par neuf voix pour, six contre, sept prises d´actes et douze abstentions. À l´exception du groupe CGT, qui a voté contre, le conseil s´est félicité de l´objectif de retour à l´équilibre des comptes en 2011 et du retrait de la « proposition visant à positionner l´assurance maladie en assureur complémentaire » sur le créneau de l´assurance santé. Une majorité de membres du conseil a cependant considéré que ces mesures n´étaient pas de nature à assurer la réduction des déficits « dans la durée » et s´est prononcée pour une « véritable réorganisation » de notre système de santé « solidaire », pour en garantir sur le long terme « la qualité, la soutenabilité et surtout l´accessibilité ». La balle est désormais dans le camp du gouvernement.

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 Urgentistes et anesthésistes : les négociations piétinent

Gaëlle Desgrées du Loû

Il ne décolère pas. Le Dr Patrick Pelloux, porte-parole de la Fédération de la permanence des soins hospitalière (Fpsh), estime que la réunion du 2 juillet qui devait lancer les négociations avec la Direction de l´hospitalisation et de l´organisation des soins (Dhos) sur la base du relevé de conclusions signé le 21 mai dernier, n´a servi à « rien ». « C´est le néant. Nous étions censés négocier le temps de travail des médecins sur la base des 39 heures, avec le décompte des heures supplémentaires au-delà des 39 heures. Ils ne nous proposent rien, nous renvoient la balle dans des grandes considérations politico-philosophiques et nous prennent pour des imbéciles en voulant nous proposer de renégocier en septembre, au moment où est annoncée la loi Santé-patients-territoires », fulmine le président de l´Association des médecins urgentistes de France (Amuf). Les syndicats d´anesthésistes et d´urgentistes, membres de la Fpsh, répartis dans leurs intersyndicales d´origine (CMH, Inph et CPH) ainsi que les médecins des hôpitaux privés du Symhospriv, ont néanmoins obtenu à l´arrachée une nouvelle réunion de négociation le 24 juillet.

Entre le ministère et les praticiens hospitaliers, les relations évoluent de l´orage à l´apaisement depuis l´hiver dernier. Plusieurs réunions houleuses, marquées par les ruptures et les reprises des séances de discussions, ont permis d´accoucher, au printemps, d´un relevé de conclusions, en vue de négociations avec la ministre de la Santé. Le texte intègre la prise en compte de la pénibilité du travail en fonction du volume de gardes annuel, le décompte du temps de travail (avec un maximum de 48 heures par semaine) et un énoncé de principe sur les droits à la retraite et sur l´harmonisation des pratiques hospitalières, notamment sur la question des tableaux de service. La FSPH s´était alors félicité que ce relevé de conclusions contienne des « éléments partagés par la tutelle (…) pour valoriser considérablement le travail des métiers médicaux participant à la permanence des soins hospitalière » dans les hôpitaux publics et les établissements privés participant au service public hospitalier.

Le Smarnu (anesthésistes), le Snphar (anesthésistes), l´Amuf (urgentistes), Samu de France et le Symhospriv (médecins des hôpitaux privés), regroupés au sein de la nouvelle fédération ont depuis changé leur fusil d´épaule, devant les atermoiements de la Dhos. « Nous ne nous laisserons pas faire, et, avec une unité intersyndicale retrouvée, nous promettons une rentrée brûlante en septembre si les propositions de la Dhos restent aussi creuses, pour la défense des engagements retenus dans le relevé de conclusions, pour la défense européenne de la directive européenne (Ndlr : sur le temps de travail) et pour notre Ircantec », préviennent-ils. Le projet de réforme de l´institution de retraite complémentaire, élaboré par les pouvoirs publics, prévoit en effet une baisse du taux de rendement (c´est-à-dire du rapport entre la retraite versée chaque année et le montant total des cotisations versées par individu) de 36 %. « Je refuse leur plan qui consiste à dire : je laisse faire, je laisse pourrir la situation et j´impose la directive européenne. Il y a des acquis sociaux justes qui méritent d´être défendus », assure à Egora Patrick Pelloux. « Nous acceptons l´idée de la réforme, mais pas n´importe comment », précise le porte-parole de la Fpsh.

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 ECN : 334 postes supplémentaires en médecine générale par rapport à 2007

G.D.L

Sur les 5 704 postes de médecins offerts aux épreuves classantes nationales (ECN) pour l´année 2008-2009, 3 200 postes sont destinés à la médecine générale, soit 56 % des postes. L´augmentation est nette par rapport à l´an dernier où 2 866 postes sur les 5 366 postes ouverts (soit 53 % des postes) étaient destinés à cette spécialité.

L´Inter syndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (Isnar-IMG) se félicite du « bonus de futurs médecins, issu de l´augmentation du numerus clausus » et qualifie l´arrêté ministériel, publié dimanche au Journal officiel de « signe fort en faveur de la médecine générale (…) qui fait écho à la synthèse des Etats généraux de l´organisation de la santé ».

Pour autant, la valorisation des soins primaires ne s´arrête pas à l´augmentation du nombre de postes attribués aux médecins généralistes, souligne le syndicat d´internes. « L´urgence est au recrutement d´enseignants cliniciens ambulatoires », indique Bérengère Crochemore, nouvelle présidente de l´organisation. Parce que la réalité de la formation sur le terrain n´est pas « reluisante », parce qu´il manque des terrains de stage en médecine générale ambulatoire et parce que les départs en retraite sont nombreux chez les actuels maîtres de stage, l´Isnar-IMG ne cache pas son inquiétude et s´apprête à lancer une campagne nationale de recrutement de maîtres de stage. Le syndicat appelle également à déployer des moyens humains conséquents au sein des départements universitaires de médecine générale et à rénover « tout le versant de l´exercice professionnel si l´on veut que les internes de médecine générale exercent effectivement cette discipline au terme de leur cursus ».

Consulter l´arrêté du 30 juin 2008 fixant le nombre de postes offerts aux épreuves classantes nationales en médecine par interrégion et par discipline : cliquez ici> http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf…

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 La Haute autorité de santé se réorganise

La Haute autorité de santé (HAS) s´est réorganisée pour répondre à la nouvelle mission qui lui a été confiée par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2009. Celle-ci donne à la HAS la possibilité de publier des recommandations et des avis médico-économiques sur les stratégies de soins, de prescription ou de prise en charge les plus efficientes. L´ancienne commission « évaluation des stratégies de santé » cède la place à la « commission évaluation économique et de santé publique » (Ceesp), présidée par le Pr Lise Rochaix. La commission, qui s´est réunie pour la première fois la semaine dernière, est composée d´économistes, de cliniciens, d´épidémiologistes, de spécialistes en santé publique et en sciences humaines et sociales et de représentants d´associations de patients.

L´objectif est de contribuer à ce que la dimension d´efficience soit prise en compte tant dans les décisions publiques que dans les décisions des professionnels de santé. « Les sujets à fort potentiel d´optimisation de la dépense seront privilégiés, tout particulièrement au moment des réévaluations de classes thérapeutiques ou d´évaluation de stratégies de prise en charge », précise la HAS.

Par ailleurs, la validation des recommandations de bonne pratique sera désormais confiée à un comité de validation. Ce comité, rattaché directement au président du collège de la HAS, est chargé de donner un avis sur la validité des recommandations, qu´elles aient été produites à l´intérieur de la HAS ou à l´extérieur.

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 Incendie mortel dans un hôpital du Haut-Rhin

Un incendie a fait trois morts dimanche soir au centre hospitalier de Pfastatt (Haut-Rhin). Les victimes, âgées de 76, 87 et 96 ans, ont été asphyxiées par la fumée qui se dégageait de la lingerie du service de soins et de réadaptation de l´établissement. Une vingtaine d´autres pensionnaires ont été intoxiqués, dont deux sérieusement, par les fortes fumées.

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, s´est rendu sur place lundi, alors que le plan rouge et le plan blanc partiel ont été déclenchés par l´hôpital. Une enquête a été diligentée par la direction de la départementale de la sécurité publique pour déterminer les causes du drame.

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 Praticiens hospitaliers en grève administrative

Plusieurs syndicats hospitaliers catégoriels ont demandé aux praticiens des hôpitaux publics, universitaires et généraux, d´entreprendre une grève administrative illimitée pour protester contre le décret du 15 mai dernier relatif à la redevance due à l´hôpital par ceux d´entre eux qui y ont une activité libérale. Ce décret assoit cette redevance sur la totalité des honoraires perçus par le praticien et non sur les seuls honoraires opposables.

Selon le syndicat national de défense de l´exercice libéral de la médecine à l´hôpital, ce texte ne peut qu´inciter à déserter l´hôpital. Or, « à l´heure actuelle, l´exercice libéral… au sein des hôpitaux s´impose comme la concrétisation d´une forme de partenariat public-privé avant l´heure ». L´exercice privé jouerait, selon le communiqué, « un rôle central dans le bon fonctionnement des hôpitaux, qu´il s´agisse d´assurer un suivi personnalisé des patients ou de dispenser un enseignement de qualité aux jeunes générations de médecins. »

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 Quel avenir pour les pharmaciens ?

PANORAMA DU MEDECIN du 7 juillet 2008 Bruno Keller

La mise en vente « devant le comptoir » des pharmacies d´un peu plus de deux cent vingt médicaments est une mesure de portée immédiate réduite, mais qui marque sans doute le début d´une inéluctable évolution dans les modes de distribution des médicaments.

Les conséquences pratiques de la réforme seront à l´évidence limitées. Elle ne concerne qu´un nombre réduit de produits, ne sera mise en oeuvre que dans les officines volontaires pour l´appliquer, et sera entourée de multiples garanties (nouvelles notices d´information, espace de vente clairement identifié, etc.). Le gouvernement, qui en attend une baisse des prix – les patients étant supposés faire jouer la concurrence entre les pharmacies –, risque d´être déçu. Imagine-t-on un patient faisant le tour des officines pour trouver la boîte d´aspirine la moins chère ? Cela est peu probable. Quant à ceux qui s´opposent à une telle mesure au nom de la sécurité, leurs arguments sont de peu de poids. Certes, tout médicament est potentiellement dangereux. Mais il y a quelque hypocrisie à prétendre qu´en mettant une spécialité « devant le comptoir » on risque de se priver des conseils du pharmacien. Il suffit de demander une boîte de paracétamol pour savoir que, dans bien des cas, le pharmacien la délivre sans conseil ni mise en garde. Du reste, la vente devant le comptoir n´empêchera pas les officinaux scrupuleux de continuer à jouer leur rôle de conseil.

Si la réforme de Roselyne Bachelot a suscité quelques polémiques, c´est que les véritables enjeux sont ailleurs. Les pharmaciens redoutent qu´à terme elle n´ouvre la voie à la distribution, dans les grandes surfaces, de médicaments en vente libre dans des rayons qui pourraient être placés sous la responsabilité d´un pharmacien diplômé. C´est l´ombre d´Édouard Leclerc qui plane sur la communauté des pharmaciens. Roselyne Bachelot à beau jurer ses grands dieux qu´elle est hostile à la vente de médicaments par la grande distribution, rejointe sur ce point par le parti socialiste, cette évolution semble inévitable. Elle concerne déjà d´autres pays européens et répond à une partie des préoccupations des consommateurs.

L´entrée des grandes surfaces dans le monde du médicament ne marquerait pas pour autant le début d´une longue agonie des pharmaciens d´officine. À condition qu´ils réagissent et offrent à leur clientèle de nouveaux services : conseils personnalisés, portage du médicament à domicile, etc. La profession a déjà commencé à relever le défi. L´expérimentation, certes limitée, du dossier pharmaceutique en apporte la preuve. Pour la profession, la pire des attitudes consisterait à adopter la stratégie du bunker et à vouloir ériger de dérisoires barrières contre les changements qui s´annoncent.

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 Médicament : les labos français donnent de la voix

Les membres du G5 (un groupement qui réunit les cinq principaux laboratoires français : IPSEN, Pierre Fabre, Sanofi-Aventis, Servier et LFB), viennent de rendre publique une étude réalisée par l’Institut d’économie industrielle. Il en ressort notamment qu’au cours de la période 1970-2004, la France n’a occupé que le 7e rang (sur 18 pays européens) en termes de croissance de ses dépenses de santé.

Par ailleurs, cette étude fait apparaître que la part de la dépense pharmaceutique dans la dépense globale de santé est inférieure chez nous à ce qu’elle est dans des pays comme l’Espagne, l’Italie, le Portugal, la Belgique, la Grèce ou la Finlande.

Enfin, selon cette étude, si les prix des médicaments ont évolué en Europe au même rythme que les biens de consommation courants au cours de la période 1990-2008, ces mêmes médicaments ont vu leurs prix progresser de plus de 45 % aux États-Unis dans la même période. Conclusion, selon le G5 : « Sur la période 1986-2004, la régulation économique du médicament en Europe a fait perdre 1,2 % de croissance annuelle de R&D (Recherche et développement) aux labos européens, soit l’équivalent potentiel de 46 molécules et plus de 30 000 équivalents temps plein. » Cette étude sort à point nommé alors que le CSIS (Conseil stratégique des industries de santé) doit prochainement se réunir sous l’autorité du premier ministre François Fillon.

> H. S. R.

http://www.quotimed.com/flashs/inde…

 Les postes d’internat au « JO » : priorité aux généralistes confirmée

L’arrêté fixant la répartition par spécialité et par ville des postes d’internat est paru au « Journal officiel » du 6 juillet. Comme nous l’avons annoncé, 5 704 postes seront offerts à la rentrée universitaire aux candidats des épreuves classantes nationales (ECN).

Ce sont 338 postes supplémentaires qui seront ouverts par rapport à l’an dernier. La médecine générale est la grande gagnante de cette répartition puisque la spécialité disposera de 3 200 postes (+ 334). Les spécialités médicales (885) enregistrent une hausse de 50 postes et l’anesthésie-réanimation (260) gagne 10 postes. Les spécialités chirurgicales (550), la gynécologie-obstétrique (155), la pédiatrie (200) et la gynécologie médicale (20) restent stables.

L’arrêté a réservé quelques surprises aux autres spécialités. La biologie médicale (40) et la psychiatrie (280) perdent 20 postes, la santé publique (60) en compte 10 de moins que l’an dernier tandis que la médecine du travail (54) verra ses effectifs amputés de six postes. Comme c’est le cas depuis plusieurs années, l’augmentation des postes d’internat profite davantage aux interrégions du Nord-Ouest et du Nord-Est, de l’Ouest et de Rhône-Alpes. Les effectifs en formation vont progresser plus lentement dans les interrégions du Sud et du Sud-Ouest. Ils sont en baisse en Île-de-France (775 postes à la rentrée contre 788 cette année). Pour voir le tableau de la répartition des postes, cliquez ici. Plus de détails dans notre édition du 10 juillet.

> CH. G.

http://actu.blog.quotimed.com/archi…

 + 3,8% sur vos revenus 2007

Pour la troisième année consécutive, le bénéfice du médecin généraliste a augmenté d’un peu moins de 4% l’an passé, selon les toutes premières statistiques issues des déclarations d’impôt des adhérents des Aga.

L’année 2007 aura été pour ainsi dire la copie conforme de 2006 : activité atone, virulence épidémique modérée et revalorisation du C de un euro à la mi-année… Pas étonnant dans ces conditions que la progression des bénéfices des médecins généralistes soit identique pour la deuxième année consécutive. Selon les statistiques 2007 de l’Unasa qui sont les premières à tomber, le résultat moyen du généraliste passerait pour la première fois la barre des 70 000 pour s’établir très précisément à 72 499 euros, soit une progression de 3,8%, exactement comme celle de 2006 !

D’où vient la progression du bénéfice des généralistes ? Elle n’est pas à chercher dans les volumes (puisque l’activité a été en baisse sur 2007) mais plutôt dans la valeur de leur acte de référence, le C étant en effet passé de 21 à 22 euros au début de l’été dernier. Or un euro de plus par acte, c’est mécaniquement 5000 euros supplémentaires d’honoraires en année pleine pour un médecin de famille, soit 2 500 sur six mois. De fait, la moyenne des résultats des 16 639 généralistes adhérents à une association de gestion de l’Unasa ou de la FNAGA confirme à quelque chose près cette évaluation : en moyenne chaque praticien a perçu 2794 euros de recettes en plus et 2698 euros de bénéfices supplémentaires en 2007. On observera au passage que, pour la troisième année consécutive, le bénéfice des généralistes progresse plus fortement que leur chiffre d’affaires : + 3,8% pour le premier contre + 2,2% pour le second en 2007. C’est le signe que la proportion des charges dans le budget du médecin n’augmente pas. Elle dépassait les 45% au début des années 2000, chez les adhérents de l’Unasa elle est descendue sous cette barre en 2004 et s’établit à 42,4% en 2007. Une fois encore, cette relative sagesse des frais professionnels -qui bénéficie davantage aux grosses qu’aux petites clientèles- est, comme l’an passé, à mettre au rang des facteurs de progression des revenus de la profession.

Honnête année 2007, horrible année 2008…

Au total, 2007 laissera donc le souvenir d’une année honnête. Encore qu’il faille avoir à l’esprit que ce + 3,8% est une estimation en euros courants : une fois prise en compte l’inflation (+1,5% l’an passé), la progression est probablement à diviser par deux… Alors que les généralistes sont spécialistes désormais et revendiquent "C=Cs", on ne peut donc pas dire que l’année 2007 aura révolutionné la place de la médecine générale, ni son attractivité dans l’échelle des revenus des médecins libéraux. Le rattrapage tarifaire n’a donc pas été au rendez-vous de 2007. Et 2008 a démarré sous de bien fâcheux auspices… A moins d’une épidémie précoce en novembre-décembre, l’activité promet d’être calme. Sur les cinq premiers mois de cette année, l’activité des généralistes était en effet en recul de 2,3%, alors que celle des spécialistes progressaient doucement. En outre, il est acquis désormais que 2008 sera une année sans hausse du C. Et ce n’est pas les avancées sur les gardes du samedi qui changeront grand chose à vos revenus. Pas plus que le bonus de 20% en zones déficitaires : seuls 562 confrères l’ayant touché au printemps dernier. Autant dire que, les généralistes ont été mis au pain sec cette année. Au mieux, on peut espérer une croissance zéro de leurs revenus à la fin de l’exercice… Au pire, une chute de leurs bénéfices. Est-ce la fin d’un cycle ascendant pour les généralistes ? Sans doute. Après la hausse soutenue de leurs revenus en 2002 et 2003, suivie d’une baisse en 2004, il y aura eu trois années de progression modérée de leurs revenus jusqu’en 2007. Mais c’étaient sans doute les dernières… Paul Bretagne et Véronique Hunsinger

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 Un quart d’internes de médecine générale en plus

Enfin, une bonne nouvelle pour la médecine générale. Lors des prochains « amphis de garnison » au mois de septembre, 3200 postes en médecine générale -sur un total de 5704- seront offerts aux choix des lauréats des ECN.

L’arrêté est paru hier au Journal officiel. « Nos deux ministères de tutelle ont donné un signe fort en faveur de la médecine générale en lui attribuant la grande majorité des 350 postes supplémentaires à répartir cette année » s’est immédiatement félicité l’Isnar-IMG, le syndicat des internes de médecine générale. Une satisfaction partagée par leurs enseignants. « Les ministères de tutelle ont bien compris l’enjeu démographique et le problème d’accès aux soins sur tout le territoire en augmentant le nombre de postes pour la médecine générale » a commenté dans un communiqué le Syndicat national des enseignants en médecine générale (SNEMG). Il reste que, comme les années précentes, il est fort probable que l’ensemble de ces postes ne soient pas pourvus car « un pourcentage non négligeables d’étudiants optent pour l’invalidation de leur dernier stage s’ils n’accèdent pas à la spécialité de leur choix » note l’Isnar. Mais le plus gros problème demeure la formation de ces futurs médecins généralistes. En effet, le nombre total d’internes sur les trois années du 3e cycle va passer d’un coup de 5863 à plus de 7250 soit une augmentation brutale des effectifs de près d’un quart. Et dans le même temps, le nombre d’enseignants reste quasiment constant. Seulement huit postes supplémentaires d’enseignants associés à mi-temps ont été accordés pour la rentrée. Ainsi, le SNEMG réclame « en urgence une nouvelle vague de nominations d’enseignants associés pour la prochaine rentrée ». Il rappelle aussi que dans les facultés de médecine, on compte aujourd’hui 130 enseignants associés à mi-temps en médecine générale contre 5500 universitaires à temps plein pour les autres disciplines. Dans ce contexte, l’Isnar s’inquiète également pour les terrains de stage : « l’urgence est au recrutement d’enseignants cliniciens ambulatoires. Si l’on ajoute à cela les nombreux départs en retraite des actuels maîtres de stage, combinés au nombre croissant d’internes de médecine générale, la qualité de la formation initiale des médecins généralistes de demain va grandement en pâtir ». Le syndicat des internes met actuellement la dernière main à une campagne national de recrutement de maîtres de stage. Avis aux volontaires !

Véronique Hunsinger

Nombre de postes en médecine générale par interrégions et subdivisions :

Ile-de-France : 372

Nord-Est : 615 Strasbourg : 130 Nancy : 170 Besançon : 70 Dijon : 125 Reims : 120

Nord-Ouest : 605 Caen : 125 Rouen : 126 Lille : 226 Amiens :128

Rhône-Alpes : 415 Clermont-Ferrand : 89 Grenoble : 100 Lyon : 156 Saint-Etienne : 70

Ouest : 620 Brest : 80 Rennes : 100 Angers : 95 Nantes : 100 Tours : 125 Poitiers : 120

Sud : 190 Montpellier : 65 Aix-Marseille : 90 Nice : 35

Sud-Ouest : 308 Bordeaux : 117 Océan Indien : 32 Toulouse : 80 Limoges : 79 Antilles-Guyane : 75

Total : 3200 sur 5704 postes

Source : Arrêté du 30 juin 2008 fixant le nombre de postes offerts aux épreuves classantes nationales en médecine par interrégion et par discipline ainsi que leur répartition par subdivision d’internat au titre de l’année universitaire 2008-2009, paru au JO du 6 juillet 2008.

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 Assurance maladie : rigueur en vue pour 2009

Le gouvernement devrait trancher dans les prochains jours sur le plan de redressement des comptes de l’Assurance Maladie proposé par Frédéric van Roekeghem il y a quinze jours.

Selon toute vraissemblance, les ministres concernés ne devraient pas prendre de mesure dans l’urgence. Il est vrai que rien ne les oblige à intervenir dès cet été puisque le comité d’alerte sur les comptes de l’Assurance maladie n’a pas constaté de dérapage au-delà des limites fixées par la loi. En revanche, les concepteurs du prochain budget de la Sécu pour 2009 pourront largement piocher dans le catalogue des mesures imaginés par le directeur de l’Uncam. Ce plan de redressement de trois milliards d’euros a été finalement validé par le conseil de l’Uncam jeudi dernier par 9 voix pour, 6 contre, 7 « prises d’actes » et 12 abstentions. Ce même conseil avait une semaine plus tôt rejeté la première mouture du plan en demandant un directeur de l’Uncam de retirer ses propositions sur les ALD (remboursement à 35% des vignettes bleues et révision de la liste des pathologies éligibles). Ce que ce dernier a fait, contraint également par le tollé suscité par cette hypothèse. La version définitive du plan de redressement comprend un volet de nouvelles recettes d’environ un milliard d’euros et un volet de nouvelles économies pour deux milliards. Frédéric van Roekeghem souhaite notamment une baisse de prix de certains médicaments génériques, de certains actes de radiologie ou d’analyses médicales. Il préconise aussi des économies sur les prescriptions de transports sanitaires ou d’arrêt maladie et le développement de la productivité dans les hôpitaux. En outre, certaines mesures du plan sont d’ores et déjà au menu des négociations conventionnelles qui s’ouvrent jeudi. Mais elles ne sont pas tout à fait du goût des syndicats médicaux. Il s’agit en particulier des contrats individuels entre les médecins et l’Assurance maladie en vue d’une rémunération « aux résultats ». Les nouveaux objectifs de maîtrise médicalisée inciteront également les médecins à prescrire au meilleur coût. La commission « évaluation économique et de santé publique » (CEESP) au sein de la HAS s’est mis au travail la semaine dernière. Elle devrait d’ici à la fin de l’année publier des recommandations et des avis médico-économiques sur « les stratégies de soins, de prescription ou de prise en charge les plus efficientes ». Une nouveauté qui sonne comme le début d’une nouvelle rigueur pour les comptes de l’Assurance maladie. Bercy espère désormais atteindre l’équilibre dès 2010.

Véronique Hunsinger

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 Spéculation à la chaîne

Depuis hier, l’Europe est présidée par la France. Une période cruciale qui sera sans doute propice à toutes les spéculations. Personne n’ignore en effet les pressions européennes qui pourraient se traduire par une nouvelle redistribution des cartes, et chacun cherche ses marques.

L’ouverture du capital fait partie de ces spéculations ; elle est, avec l’apparition de chaînes, dans tous les esprits. Cela a d’ailleurs conduit l’ensemble des Ordres et des syndicats à se mobiliser contre cette perspective. D’autant que les règles du jeu sont en train d’évoluer, petites touches par petites touches. Dernier exemple en date, la cession de l’activité répartition de Cerp Lorraine à Phoenix Pharma, qui ne cache pas vouloir racheter, dès que la réglementation le permettra, des pharmacies en France. De fait, même si beaucoup s’accordent pour dire que, financièrement parlant, économiquement parlant et sanitairement parlant, il n’est ni souhaitable ni nécessaire de passer sous les fourches caudines des investisseurs et qu’il existe d’autres stratégies possibles à mettre en oeuvre, les intérêts capitalistiques existent.

Dans tous les cas de figure, impossible de ne pas tenir compte d’un monde en mutation. Il est probable que cohabiteront demain à la fois des chaînes de pharmacie, des franchises, des pharmaciens indépendants mais associés, des pharmaciens totalement indépendants, se référant ou non à la seule croix verte. Dans cette perspective, chacun peaufine sa stratégie pour proposer des solutions alternatives et efficaces. Quelques exemples : l’Ordre prône l’ouverture du capital aux adjoints, PHR prépare sa chaîne confraternelle, Evolupharm crée son réseau libre de pharmaciens indépendants, Cerp Rouen lance son réseau de pharmaciens entrepreneurs indépendants s’appuyant sur le modèle coopératif et les principes du commerce associé, etc. Si la philosophie des uns et des autres diffère, il existe cependant une volonté commune, celle de communiquer pour pouvoir agir avec les mêmes armes que les futures chaînes.

Personne n’ignore les pressions européennes, et chacun cherche ses marques.

Dernière heure : l’annonce officielle sur le libre accès a été faite le 1er juillet et la liste des médicaments concernés est désormais connue. Nous y reviendrons en détail dans notre prochaine édition du 16 juillet.

Dominique MAGNIEN

http://www.impactmedecine.fr/index….

 Les « psys » vent debout contre un projet de décret

à lire sur : http://www.lefigaro.fr/sciences/200…

 Le directeur général de Ciba veut assainir le portefeuille

à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/sante/r…

 Le destin s’écrit dans la démographie

à lire sur : http://www.lefigaro.fr/lefigaromaga…

 Assurance maladie : un plan de redressement pour 2009

Frédéric Van Roekeghem, directeur de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam), va présenter un projet ambitieux qui prévoit de réduire le déficit de la Sécurité sociale. Le plan de redressement est estimé à 3 milliards d’euros en 2009.

à lire sur : http://infos.actusite.fr/fr?p=aW5mb…

 Etudiants : consultation de santé sexuelle

à lire sur : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2…

 Obésité infantile : La charte des télés et des annonceurs agroalimentaires

à lire sur : http://www.lepoint.fr/actualites-me…

 Incendie au centre hospitalier de Pfastatt (Haut-Rhin) : trois morts

à lire sur : http://tempsreel.nouvelobs.com/depe…

 Vidéo : les Américains découvrent le côté obscur de la médecine new-yorkaise

à lire et à voir sur : http://www.jim.fr/e-docs/00/01/8C/2…

 Pécresse : groupe de travail pour élaborer un manuel sur la santé au travail

à lire sur : http://fr.news.yahoo.com/afp/200807…

 Médecin du travail chez IBM, un sacerdoce

à lire sur : http://www.mediapart.fr/journal/eco…

 Le médecin agressé lance un SOS

Nathalie Perrier avec E.B.

Ce généraliste du centre-ville a lancé une pétition déjà signée par une cinquantaine de professionnels de santé, eux-mêmes victimes. La mairie promet d’agir.

IL SE DEFINIT comme un médecin de quartier, un professionnel consciencieux, attaché à sa clientèle, à sa ville. Le 16 avril pourtant, pour la première fois en 25 ans de carrière, le docteur Sautereau a pensé vendre son cabinet, rue Gabriel-Péri, à Saint-Denis. Ce soir-là, ce médecin à la voix douce a été violemment agressé par un patient à qui il avait refusé de délivrer des psychotropes.

lire la suite sur : http://www.leparisien.fr/home/mavil…


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